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Le SSSM

L’ORGANISATION

Le Service de Santé et de Secours Médical est placé sous l'autorité du médecin chef départemental. C'est depuis 2008 un sapeur-pompier professionnel. Il est secondé par un médecin chef adjoint.

Autour d'eux s'est développé dans le département une entité appelée « Comité Médical de Pilotage ». Elle réunit des référents dans les domaines de compétence du Service de Santé.

Elle comprend :

1) deux pôles qui regroupent les différentes missions :

  • 1 Pôle Formation / Opérations.
  • 1 Pôle Aptitude / Soutien sanitaire.

2) Deux groupements territoriaux qui regroupent l'ensemble des missions mais avec la notion essentielle de réponse de proximité :

  • Le Groupement Nord.
  • Le Groupement Sud.

La limite virtuelle est représentée par une ligne Nord Sud passant par le pont de Savines.

3) Trois Groupements fonctionnels : Ces groupements représentent des unités « particulières » de notre fonctionnement :

  • La Pharmacie.
  • Les services vétérinaires.
  • L'Unité D'Appui PSYchologique (UDAPSY)

Toutes ces structures, travaillent en transversalité avec un nombre important de missions partagées. Cela permet la redondance afin de parfaire le résultat.

Cet EMM a trois missions essentielles :

  • Etudier les besoins de « terrain » des Hauts Alpins en ce qui concerne le Secours à Personnes.
  • Proposer des solutions pour optimiser notre réponse à ces besoins.
  • Mettre en œuvre les choix élaborés par la direction du SDIS.

PISU

NOS MISSIONS

Les missions du SSSM (Service de Santé et de Secours Médical) sont définies par le décret n°97-1225 du 26 décembre 1997.

1) Missions propres :  (ce sont des missions qui ne concernent que le Service de Santé des Sapeurs-pompiers)

  • La surveillance de la condition physique des sapeurs-pompiers.
  • L'exercice de la médecine professionnelle et d'aptitude des sapeurs-pompiers professionnels et de la médecine d'aptitude des sapeurs-pompiers volontaires, dans les conditions prévues à l'article R. 1424-28.
  • Le conseil en matière de médecine préventive, d'hygiène et de sécurité, notamment auprès du comité d'hygiène et de sécurité.
  • Le soutien sanitaire des interventions des services d'incendie et de secours et les soins d'urgence aux sapeurs-pompiers.
  • La participation à la formation des sapeurs-pompiers au secours à personnes.
  • La surveillance de l'état de l'équipement médico-secouriste du service.

2) Missions partagées (ce sont des missions que le service de santé réalise en collaboration avec d'autres services : SAMU, associations agréées de Sécurité civile, autres services d'état...) :

  • Des missions de secours d'urgence définies par l'article L. 1424-2 et par l'article 2 de la loi n° 86-11 du 6 janvier 1986 relative à l'aide médicale urgente et aux transports sanitaires.
  • Des opérations effectuées par les services d'incendie et de secours impliquant des animaux ou concernant les chaînes alimentaires (rôle des vétérinaires pompiers).
  • Des missions de prévision, de prévention et aux interventions des services d'incendie et de secours, dans les domaines des risques naturels et technologiques, notamment lorsque la présence de certaines matières peut présenter des risques pour les personnes, les biens ou l'environnement.

APTITUDE

Le terme est impropre car il comprend en fait plusieurs domaines :

  • La médecine d'aptitude : qui est la réalisation de visites médicales régulières qui permettent de s'assurer de l'absence de contre indication à l'exercice des missions.
  • La médecine du travail et médecine préventive : qui analyse les risques particuliers et propose des aménagements permettant de diminuer ce risque ainsi que l'information nécessaire des personnels. Ce service travaille en étroite relation avec les membres du CHS.
  • Le contrôle de l'aptitude physique : au delà du « contrôle », le service propose en collaboration avec le service des sports, des tests et des barèmes indicatifs permettant de suivre l'évolution dans le temps des performances physiques des sapeurs-pompiers. Il propose également des moyens d'améliorations de ces performances, conformes à la règle et à l'état de santé de l'individu.

L'aptitude d'un individu peut être totale ou restreinte à certaines missions. C'est le cas par exemple des personnes non encore correctement vaccinées et que par mesure protectrice on soustrait des interventions de secours à personne.

Enfin certaines affections ou handicap ne permettent pas d'intégrer le Service Départemental d'Incendie et de Secours

OPERATIONS

Cet item comprend :

1) Le soutien sanitaire : c'est l'appui technique que le service de santé apporte au sapeur-pompier engagé dans une situation particulièrement longue, périlleuse ou éprouvante. Entre dans ce cadre la particularité du soutien psychologique.

2) Les autres interventions :

Elles se déroulent en coopération avec les autres services :

  • Du SDIS : le service opération qui gère le secours depuis la prise de l'appel jusqu'à la mise en sécurité des personnes ou des biens.
  • Du SAMU / SMUR.
  • Du PGHM et des CRS en ce qui concerne le secours en montagne.
  • Des associations agréées de Sécurité civile.

Elles vont du simple appel pour une victime légère, blessée sur la voie publique à la catastrophe impliquant de nombreuses victimes plus ou moins graves en passant par tout ce qu'on peut imaginer et malheureusement bien des choses inimaginables...

Elles mettent en œuvre l'ensemble des 4 catégories de personnel du service. Un récent « référentiel pour le secours à personne » vient d'être publié par les deux ministères de la Santé et de l'Intérieur. Il précise les règles d'engagement et de fonctionnement  des différents services publics dans le domaine du secours à personne. Le département des Hautes Alpes présentait déjà une organisation comparable avant la parution de ce texte. Un travail en commun des différents intéressés permet actuellement d'optimiser ces règles en les calquant sur les données réglementaires.

En particulier sont déjà bien avancés les travaux sur :

  • Les Protocoles Infirmiers de Secours d'Urgence (PISU) : Ils permettent à des infirmiers, formés de pouvoir mettre en œuvre des gestes de sauvetages dans des situations de détresses avérées.
  • La réponse graduée de proximité : Cela permet de faire intervenir un personnel qualifié et formé de proximité, notamment dans les lieux éloignés des renforts des SMUR.
  • La précision pragmatique de ce que être un « prompt secours »